lundi 13 mars 2017

SISMOLOGIE ET STRUCTURE DE LA TERRE

SISMOLOGIE ET STRUCTURE DE LA TERRE
1 LES SÉISMES
Les tremblement de terre ou séismes sont sans doute l'une des manifestations les plus frappantes de la vie de la Terre par les catastrophes qu'ils causent ainsi que par leur totale imprévisibilité jusqu'à présent. L'étude des séismes s'appelle sismologie. Les tremblements de terre sont l'un des modes indirects de dissipation de l'énergie interne de la Terre.
Un séisme résulte d'un ébranlement brutal du sol provoqué par le déplacement des plaques tectoniques. L'énergie s'accumule tant qu'il y a un obstacle au déplacement des plaques ; puis elle est relâchée tout à coup lorsque les roches cèdent à la pression exercées sur elles. Le dégagement d'énergie est alors immense; il faut imaginer une quantité d'énergie capable de déplacer des morceaux de continents de millions de kilomètres carrés, accumulée pendant des années en un point.
2 LA SISMOLOGIE
2.1 Quelques définitions

  • le foyer (ou hypocentre) est le point où se produit précisément la rupture, où débute le mouvement et où se libère l'énergie
  • l'épicentre est le point situé en surface à la verticale du foyer. La secousse y est donc maximale
  • classification des seismes: 
  • un séisme est dit profond si le foyer se situe au-delà de 300 km et 700 km
  •  et superficiel s'il se situe à moins de 60 km. 
  • Il est intermédiaire entre ces deux profondeurs-60 km et 300 km
  • l'intensité d'un séisme n'est pas une mesure scientifique ; elle se détermine à partir de l'observation des conséquences d'un séisme sur une échelle de degrés d'intensité (échelle Mercalli ou échelle MSK) ; l'intensité est donc fonction de la distance de l'épicentre puisque la secousse est ressentie la plus forte à l'épicentre
  • la magnitude est une mesure scientifique de l'énergie libérée par un séisme. Un séisme n'a qu'une magnitude mesurée sur l'échelle de Richter. La magnitude dépend de la violence de la secousse initiale ainsi que de la profondeur du foyer : les séismes superficiels sont les plus dangereux
  • des phénomènes prémonitoires (petits tremblements) précèdent un séisme tandis que les répliques, qui se succèdent durant plusieurs mois, sont des secousses qui suivent le séisme
  • les tsunamis sont des vagues géantes (raz de marée) provoquées par les séismes sous marins (entre autres raisons)

dimanche 12 mars 2017

structure de la Terre

La structure interne de la Terre


L'intérieur de la Terre est donc constitué d'un certain nombre de couches superposées, qui se distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur densité. Comment savons-nous cela? C'est par une sorte d'échographie de l'intérieur de la Terre qui a été établie à partir du comportement des ondes sismiques lors des tremblements de terre. Les sismologues Mohorovicic, Gutenberg et Lehmann ont réussi à déterminer l'état et la densité des couches par l'étude du comportement de ces ondes sismiques. La vitesse de propagation des ondes sismiques est fonction de l'état et de la densité de la matière. Certains types d'ondes se propagent autant dans les liquides, les solides et les gaz, alors que d'autres types ne se propagent que dans les solides. Lorsque qu'il se produit un tremblement de terre à la surface du globe, il y a émission d'ondes dans toutes les directions. 
Il existe deux grands domaines de propagations des ondes: 

les ondes de surface, celles qui se propagent à la surface du globe, dans la croûte terrestre, et qui causent tous ces dommages associés aux tremblements de terre, et les ondes de volume, celles qui se propagent à l'intérieur de la terre et qui peuvent être enregistrées en plusieurs points du globe. Chez les ondes de volume, on reconnaît deux grands types: les ondes de cisaillement ou ondes S, et les ondes de compression ou ondes P.
Les ondes sismiques de volume.
L'onde P se déplace créant successivement des zones de dilatation et des zones de compression. Les particules se déplacent selon un mouvement avant-arrière dans la direction de la propagation de l'onde, à la manière d'un "slinky". Ce type d'onde est assimilable à une onde sonore. Dans le cas des ondes S, les particules oscillent dans un plan vertical, à angle droit par rapport au sens de propagation de l'onde.

La structure interne de la Terre, ainsi que l'état et la densité de la matière, ont été déduits de l'analyse du comportement des ondes sismiques. Les ondes P se propagent dans les solides, les liquides et les gaz, alors que les ondes S ne se propagent que dans les solides. On sait aussi que la vitesse de propagation des ondes sismiques est proportionnelle à la densité du matériel dans lequel elles se propagent.

La brusque interruption de propagation des ondes S à la limite entre le manteau et le noyau indique qu'on passe d'un solide (manteau inférieur) à un liquide (noyau externe). L'augmentation progressive de la vitesse des ondes P et S dans le manteau indique une augmentation de densité du matériel à mesure qu'on s'enfonce dans ce manteau. La chute subite de la vitesse des ondes P au contact manteau-noyau est reliée au changement d'état de la matière (de solide à liquide), mais les vitesses relatives continuent d'augmenter, indiquant une augmentation des densités. Plus en détail, au contact lithosphère-asthénosphère, on note une légère chute des vitesses de propagation des ondes P et S correspondant au passage d'un matériel solide (lithosphère) à un matériel plastique (asthénosphère).
La composition de la croûte terrestre est assez bien connue par l'étude des roches qui forment la surface terrestre et aussi par de nombreux forages. Notre connaissance du manteau et du noyau est, cependant, plus limitée. Malgré tous les efforts déployés à cet effet, aucun forage n'a encore traversé le MOHO.

L'intérieur de la Terre est constitué d'une succession de couches de propriétés physiques différentes: au centre, le noyau, qui forme 17% du volume terrestre et qui se divise en noyau interne solide et noyau externe liquide; puis, le manteau, qui constitue le gros du volume terrestre, 81%, et qui se divise en manteau inférieur solide et manteau supérieur principalement plastique, mais dont la partie tout à fait supérieure est solide; finalement, la croûte (ou écorce), qui compte pour moins de 2% en volume et qui est solide.

Deux discontinuités importantes séparent croûte, manteau et noyau: la discontinuité de Mohorovicic (MOHO) qui marque un contraste de densité entre la croûte terrestre et le manteau, et la discontinuité de Gutenberg qui marque aussi un contraste important de densité entre le manteau et le noyau. Une troisième discontinuité sépare noyau interne et noyau externe, la discontinuité de Lehmann.

La couche plastique du manteau supérieur est appelée asthénosphère, alors qu'ensemble, les deux couches solides qui la surmontent, soit la couche solide de la partie supérieure du manteau supérieur et la croûte terrestre, forment la lithosphère. 

On reconnaît deux types de croûte terrestre: la croûte océanique, celle qui en gros se situe sous les océans, qui est formée de roches basaltiques de densité 3,2 et qu'on nomme aussi SIMA (silicium-magnésium); 
et la croûte continentale, celle qui se situe au niveau des continents, qui est plus épaisse à cause de sa plus faible densité (roches granitiques à intermédiaires de densité 2,7 à 3) et qu'on nomme SIAL (silicium-aluminium). La couverture sédimentaire est une mince pellicule de sédiments produits et redistribués à la surface de la croûte par les divers agents d'érosion (eau, vent, glace) et qui compte pour très peu en volume.




mercredi 22 février 2017

Echelle stratigraphique et principales extinctions biologiques majeures


LA CROÛTE  TERRESTRE
Est composée de 2 parties :
-   d’une partie continentale au-dessus des océans
d’une partie sous-océanique
1- Les Parties  continentales appartiennent à 3 types
1.1 les boucliers
Les boucliers sont de vastes étendues très anciennes  (avant 600 millions d’année) généralement très plissées, métamorphisées, granitisés / synonyme  craton.
1-2- les plates formes
Ce sont des secteurs (ou parties) des boucliers recouverts par des terrains sédimentaires marins pouvant atteindre des épaisseurs de 10 à 15 km. Généralement non plissées ou très peu. Elles peuvent présenter des sillons.
1-3-les chaînes de montagne  

Elles sont composées de terrains ‘marins’, plissés granitisés et métamorphisés

Reliefs continentaux :
Altitudes et relation avec les formations géologiques :
En règles générale les chaînes de montagnes les plus hautes correspondent aux formations géologiques les plus jeunes (ce sont des chaînes actives).
Ex : Himalaya, chaine alpines cordillères des Andes, et la chaîne calcaire de Djurdjura. Au contraire, les basses altitudes correspondent généralement à des formations géologiques très anciennes qu’on appelle Cratons car elles sont devenues stables et sont l’objet de destruction par érosion. Ex : Craton ouest africain, Amérique du nord, en Algérie Ahaggar
Répartition spatiale des chaînes anciennes et récentes : Les chaînes récentes bordent généralement les continents en relation avec la tectonique des plaques ; alors que les chaînes anciennes sont au contraire à l’intérieur des continents 

lundi 20 février 2017

Les principales zones de l'atmosphère. Noter les altitudes et la position de l'ozone ainsi que les variations de température

lundi 13 février 2017

Voie lactée



L’univers est constitué par plusieurs centaines de millions de Galaxies
Son âge est estimé actuellement à 14 Milliard d’années il se serait formé après une explosion formidable de matière pré stellaire extra dense aux propriétés inconnues (c’est le Big Bang) la densité de matière était de 1021g/cm-3

Alors qu’actuellement elle est de 10-29 g/cm-3 au départ il n’y avait aucun élément connus
Le Système solaire , est notre système planétaire, composé d'une étoile, le Soleil, et des objets célestes définis gravitant autour de lui : les huit planètes confirmées et leurs 175 satellites naturels connus (appelés usuellement des « lunes  Le système solaire fait partie de la galaxie appelée la Voie lactée et est situé à environ  8 kpc (∼26 100 a.l.) du centre galactique.
Le système solaire correspond à l'ensemble des astres soumis au champ de gravitation du Soleil.
Ainsi, il comprend des planètes : MercureVénus, la Terre, Mars, JupiterSaturneUranusNeptune par ordre d'éloignement au Soleil) en orbite autour du Soleil et leurs satellites et anneaux, des planètes naines (PlutonÉris...), des astéroïdes, des comètes, des météorites

Météorites ils proviennent de débris de planètes ou de comètes la plupart de ces morceaux datent d’environ 4.6 milliards ans (accrétion du système solaire)
Leurs répartition dans l’espace  est hétérogène, certain groupes sont issus de comètes et lorsqu’ils sont proches de la terre il se produit des étoiles filantes
Classification des météorites
Météorites pierreuses ou chondrites 96% les plus abondantes similaire de roches terrestre (olivine et pyroxènes)
Météorites métalliques plus rares aspect métallique  densité 7-8 Fe-Ni
Météorite intermédiaires ou lithosidéritique

Impact sur terre donnant une anomalie en iridium catastrophe fin crétacé 65 Ma
Une météorite est un corps solide naturel d'un système planétaire qui en traversant l'atmosphère d'un autre corps n'a pas perdu toute sa masse et qui atteint la surface de la Terre ou d'un autre astre (planète, exoplanète, satellite naturel, astéroïde) sans être complètement volatilisé lors de l'impact avec cette surface.
La majorité des météorites proviennent de petits corps célestes du Système solaire appelés météoroïdes (99,4 % des météorites analysées proviennent de fragments d'astéroïdes, quelques centaines de spécimens sont d'origine lunaire ou martienne), elles sont plus rarement produites par l'impact de gros astéroïdes.



Quelques Références bibliographiques

Quelques Références bibliographiques


Géologie : Objets, méthodes et modèles

Collection : Sciences de la terre. 534 pages. 2006  (12e édition)

Précis de géologie: Paléontologie, stratigraphie Livre de Jean Aubouin, Jean-Pierre Lehman et Robert Brousse Date de publication originale : 1975 Auteurs : Jean-Pierre Lehman, Jean Aubouin, Robert Brousse. Éditeur Dunod.1985

Précis de pétrographie roches sédimentaires métamorphiques et éruptives. JUNG Jean. Edition Masson 1977. 3ème édition 327 pages

Eléments de géologie (8e édition)

Pierre Bellair et Charles Pomerol. Edition Arman Colin 8e édition 1984, 495 pages.

Eléments de géologie - 15e édition du Pomerol

Maurice Renard, Yves Lagabrielle, Erwan Martin, Marc Rafelis Saint Sauveur (de)

Collection: Sciences Sup, Dunod
2015 - 15ème édition - 1152 pages - 191x250 mm. Cette 15e édition, propose une synthèse des grands domaines de la géologie. Un site compagnon, www.elements-geologie.com, accompagne cette édition.
 
F. Boulvain, 2010. Pétrologie sédimentaire: des roches aux processus. Technosup, 259 pp.
Tucker, 2001. Sedimentary petrology (3rd edition). Blackwell
Foucault A  et Raoult  J.F., Dictionnaire de Géologie. Masson, 1980.
Géologie Générale- Milnitchouk,V et Arabadji.M. Edition Mir.Moscou 1983. 447 pages.
Le guide de la géologie – Frigo et Sorbini. Edition Fernan Nathan,1978 , 252 pages.



Quelques Sites internet utiles


https://www.u-picardie.fr/beauchamp/cours-sed/sed-1.htm
https://svtjalenques.files.wordpress.com/2013/02/alteration-et-erosion.pdf

http://www.maxisciences.com/erosion/une-cote-habitee-de-la-californie-menace-de-s-039-effondrer-a-cause-de-l-039-erosion_art37071.html